Addiction au sport

L’ADDICTION AU SPORT

Comme d’autres comportements, la pratique excessive de sport peut faire l’objet d’une dérive addictive faisant partie des addictions comportementales. On s’y réfère par différents termes comme l’addiction au sport, la dépendance au sport, ou le sport compulsif.

La conduite excessive de sport est considérée comme pathologique lorsque la vie sociale, professionnelle, personnelle est sacrifiée, et/ou lorsque la santé de la personne se détériore en lien avec cette activité excessive.

La définition de Goodman des addictions comportementales (1) reste une référence sur laquelle s’appuient de nombreux spécialistes pour définir également l’addiction au sport. Le docteur D. Véléa (2) définit lui, ce trouble comme « une recherche de sensations de plaisir, de désinhibition à travers la pratique sportive, qui aboutit à l’installation d’un besoin impérieux et une constante augmentation de l’activité sportive, avec en cas d’arrêts forcés de la pratique (blessures, problèmes d’emploi du temps), la manifestation de signes de sevrage physiques et psychologiques plus ou moins intenses ».

Comment cela se présente ?

L’addiction au sport commence en général par la pratique occasionnelle d’une activité sportive. Si le cerveau a repéré les bénéfices apportés par le sport, alors la personne continuera sa pratique physique. Ces bénéfices peuvent être un simple plaisir dû à la libération d’endorphines, un bénéfice sur la régulation du stress, un remède à la douleur psychique, à l’ennui ou à l’anxiété.
Si le besoin de recourir au sport pour ces motifs devient de plus en plus fréquent, la personne doit alors augmenter la durée et l’intensité de sa pratique sportive afin de retrouver les mêmes bénéfices (tolérance).
Le plaisir initial disparait peu à peu, laissant place à un besoin de continuer la pratique sportive pour réduire un mal-être. Ce qui peut se faire au détriment de choses importantes pour le sujet (sa famille, ses amis, son travail).
Le sujet perd alors le contrôle et poursuit la pratique sportive malgré des effets néfastes (blessures physiques dues à des entraînements excessifs) et les tentatives de contrôle.
Lorsque le sujet dépendant au sport ne peut avoir ce type d’activités, il peut expérimenter des signes de manque comme une tristesse, une anxiété, une irritabilité.

Est-ce que cela me concerne ?

Qui peut m’aider ?

Le jeu de hasard et d’argent problématique, véritable maladie du système de récompense, peut être soignée à l’aide de la psychothérapie en individuel et/ou en groupe.

L’addiction est souvent en lien avec d’autres problèmes relationnels, émotionnels et communicationnels qu’il est utile d’aborder en psychothérapie.

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L.Kern, « Dépendance et exercice physique : une échelle de dépendance à l’exercice physique », Psychologie Française 52(4):403-416 · December 2007. DOI: 10.1016/j.psfr.2007.02.001

 

Références

1. A. Goodman, « Addiction, Definition and Implications», British Journal of Addictions, 1990
2. Véléa, D. (2002). L’addiction à l’exercice physique. Psychotropes, vol. 8,(3), 39-46. doi:10.3917/psyt.083.0039.

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