Pour les jeunes consommant de l’alcool dans des quantités nuisibles à leur santé, des interventions brèves sur internet peuvent-elles être bénéfiques?
C’est ce que des chercheurs des universités de Lausanne et de Toronto ont étudié, en comparant deux groupes de participants. Le premier a eu une intervention en ligne de 3 à 5 minutes, et après six mois, un feedback personnalisé sur le web ainsi que des informations diverses sur la consommation d’alcool, tandis que le second groupe ne bénéficiait pas de ces services.
Il s’est avéré que ces interventions, même si elles montraient un petit effet à 6 mois,  n’étaient pas efficaces sur le long terme, ni pour réduire la quantité totale d’alcool consommé, ni pour diminuer la fréquence des épisodes de “binge drinking”. Cela était le cas tant pendant l’étude que quatre ans plus tard, lorsque les participants ont été à nouveau questionnés sur leurs habitudes.
Les interactions virtuelles ne semblent ainsi pas être la solution à privilégier pour remédier à l’usage excessif d’alcool chez les jeunes.

Maximilien Catsiyannis

Médecin interne, Service d'addictologie

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